• Karine Triot ktriot@free

Mon ado est une fashion victim !


Savez-vous que Zara sort 24 collections par an ? Que 73 jean’s sont vendus chaque seconde dans le monde ?


Mais pourquoi autant de vêtements ?





Les vêtements ont plusieurs fonctions :

  • Nous vêtir

  • Nous faire nous sentir beau

  • Nous faire appartenir à un groupe


S’il ne s’agissait que de nous vêtir, ce serait réglé en deux tenues, comme nos aïeuls: une tenue de tous les jours et une tenue du dimanche.


Aujourd’hui, là n’est plus la question. Les vêtements ont essentiellement pour fonction de nous faire nous sentir beaux et de nous faire appartenir à un groupe. Or l’industrie de la mode et le système consumériste font qu’il est urgent de nous convaincre deux fois par an, voire plus si affinités, que nous devons racheter des vêtements, changer de style, changer de look pour être beaux, pour être acceptés.


On peut adhérer à ce modèle de vie : aller faire les magasins au moindre temps libre, faire du lèche-vitrine, se créer des envies, ou laisser les vitrines, les marques, et les magazines susciter nos envies.

Coup de chance, le désir est illimité !

Seules limites : notre temps libre, notre budget et de manière plus consciente aujourd’hui l’écologie. On aura beau nous faire croire qu’acheter du « seconde main » ou revendre les vêtements que l’on ne porte plus est bon pour la planète, à un moment donné, plus on achète, plus il faut qu’un produit ait été fabriqué, transporté, emballé, etc. Cette production interminable a des coûts et en particulier pour la planète.


Comment sensibiliser nos ados à cette réflexion sur les vêtements ?


On peut les interpeller sur la fonctionnalité première du vêtement : habiller. Et leur apprendre que les vêtements ont un côté pratique et un côté social :


Le côté pratique consiste à porter les vêtements adaptés à notre activité. Reconnaissons que les tongs, le maillot et le petit débardeur sont des tenues idéales pour la plage. Pas pour faire une rando en montagne. De la même manière, il y a des tenues spécifiques pour aller travailler. « Imaginerais-tu ton père aller en short de surfeur au boulot ? »


Dans la même veine, on peut aussi commenter les tenues des acteurs de séries télé : « Joli décolleté, l’enquêtrice de cette brigade, ça doit faire de l’effet aux suspects ! Je me demande si les vraies policières, dans la vraie vie, ont des décolletés aussi profonds ? »


Quel est le sens de ces remarques ?


Parce que nos ados font une sorte de dissociation mentale : D’un côté, ils ont bien conscience que nous les adultes ne nous habillons pas de manière aussi sexy pour aller travailler ; et de l’autre côté, c’est en imitant les stars des séries, des films et de YouTube qu’ils intègrent des codes vestimentaires. Et c’est ainsi qu’on peut voir avec l’arrivée des beaux jours devant les lycées, des adolescentes mimis comme tout, en robes bustiers, courtes en haut et en bas, et chaussures à talons. Ce sont des tenues ravissantes, avec des jeunes filles tout aussi ravissantes dedans (les garçons disent « fraiches » !), mais ce ne sont pas des tenues de travail.


Les vêtements ont aussi un côté social :


On dit que l’habit ne fait pas le moine, mais les moines ont un habit, comme les magistrats et les avocats, comme les médecins et les professionnels de santé. L’habit ne fait pas tout, mais il dit quelque chose de nous, de notre personnalité. On peut aussi apprendre à nos enfants qu’il y a des codes relationnels. Evidemment, il ne faut pas juger sur l’apparence et chacun est toujours plus que ce qu’il montre. Mais on gagne du temps, on évite des préjugés et donc des difficultés relationnelles en acceptant certaines normes.

Je pense par exemple à une jeune fille d’un milieu plutôt aisé qui avait réussi toutes ses études de droit sans jamais redoubler, avait obtenu son certificat d’avocat du premier coup, mais refusait les codes relationnels de ce milieu : un refus du compromis, du côté bourgeois de ce métier. Au final, elle n’a été acceptée dans aucun des cabinets d’avocat où elle a postulé et n’ayant pas validé son certificat d’avocat par un stage, elle n’est jamais devenue avocate !


Dans le choix des vêtements, il y a aussi la question du style qui nous va….


Avec les valses bi-annuelles de coupes, de matières, de styles, on a accès à des vêtements beaucoup plus variés qu’autrefois. L’avantage est qu’il y a plus de diversité dans les styles, même chez les ados, qui aiment souvent s’habiller tous pareil. L’inconvénient, c’est de trouver dans toute cette variété, le style qui nous convient.

Par ex, le style taille basse ne convient pas à toutes les morphologies ; Le jaune moutarde super à la mode l’hiver dernier ne convient pas à certaines couleurs de teint.


Il y a de plus en plus de propositions de coaching en image et c’est d’autant bien vu, que certaines coachs ont une belle approche, très bienveillante.


A ce sujet, je vous recommande vraiment pour les jeunes filles de 15-16 ans l’atelier « 100% fille – 100% femme ». Il se décline en 4 rencontres pour réfléchir et échanger sur l’image de la femme, leurs représentations personnelles et culturelles mais aussi pour apprendre avec une coach en image le maquillage, les couleurs et formes de vêtements qui vont mettre le mieux en valeur la jeune fille. Le plus de l’atelier qui est la petite patte des propositions de l’association Plus Belle Ma Vie : 2 moments privilégiés avec le père et avec la mère. C’est un beau cadeau !








2 vues0 commentaire