• Karine Triot ktriot@free

Le #Harcèlement ne passera pas par mon enfant !


Quand on entend des histoires de harcèlement, en tant qu’adulte, raisonnable et éduqué, ça semble être un mauvais film ! On peut même parfois être jugeant sur les autres parents, en se disant qu’ils ont mal élevé leur enfant !


Quand ça arrive à leur enfant, qu’il soit celui qui embête ou celui qui est agressé, les parents tombent de haut !

  • Parce que côté « harceleur », rares sont les éducations qui affirment clairement « Sois un dominant mon fils, écrase les autres ! ».

  • Parce que côté « victime », on aime tellement son enfant qu’on voudrait qu’il grandisse dans un monde de bienveillance.

On peut être très triste et très en colère parce que le harcèlement touche à nos valeurs profondes de vie en société et de protection des plus fragiles. Et en tant que parent, on connaît les fragilités de nos enfants.

Souvent on attend une réponse d’une autorité et le rappel de ces règles du « vivre-ensemble », et quand ça ne marche pas, on est prêt à soi-même devenir violent pour défendre son enfant !


Ce n’est pas toujours la bonne option, comme je l’explique dans cet article.


Est-ce que pouvons-nous faire quelque chose en préventif pour éviter à notre enfant de vivre cette mauvaise expérience ?


Comment aider son enfant à ne pas être harcelé ?


1- En prévention lointaine : Favoriser l’estime de soi chez son enfant : ne pas survaloriser ce qu’il est mais complimenter ce qu’il fait pour qu’il prenne conscience et qu’il développe des compétences et des qualités.

Ex. « Mon fils est merveilleux ! » = Compliment très subjectif ! Mère inconditionnelle… (et tant mieux !!!)

Mais « Éric, tu as réparé ton vélo tout seul et même mis de l’huile sur la chaine de celui de ta sœur ! C’est ce qui s’appelle être débrouillard… et gentil ! J’aime ces qualités chez toi ! »

Ce type de compliment appuyé sur une observation réelle va davantage développer son estime de lui. Donc sa croyance en sa valeur, qui dépendra moins du regard des autres. ça rend libre.

Comment aider son enfant à ne pas être un harceleur ?


  • On peut s’interroger sur les qualités qui sont valorisées dans la famille : d’être fort, de ne pas s’être laissé marcher sur les pieds ? Ou d’être empathique avec les autres ?

  • Quel modèle êtes-vous pour votre enfant ? Que dites-vous de vos relations avec vos collègues de travail ?

  • Quelle attitude encouragez-vous ? Inviter les nouveaux en début d’année ? Encourager à appeler l’élève absent depuis plusieurs semaines pour prendre des nouvelles ?

Aujourd’hui, il est communément admis dans la société qu’il ne faut pas juger, qu’il n’y a pas une vérité mais plein de points de vue et que tout est possible. Du coup, on s’interdit de juger pour ne pas être moralisant. Pourtant, la morale consiste à déterminer ce qui est bien ou mal et même si on a envoyé balader la morale chrétienne, il n’empêche que nous sommes bien conscients qu’il y a des comportements et des valeurs qui sont mieux que d’autres.

Cette morale et ces valeurs sont essentiellement apprises dans la famille, c’est pourquoi en tant que parents, vous avez la légitimité pour interpeller vos enfants sur tel animateur télé qui humilie son invité, ou tel copain qui s’est moqué d’un autre.


« Toi tu en penses quoi de la farce qu’a fait Jules à Adrien ? Qu’est-ce que tu aurais ressenti, toi, si on t’avait fait ça ? Qu’a ressenti Adrien, à ton avis ? Et Jules, pourquoi a-t-il fait ça ? Si c’était une blague, est-ce que tout le monde a ri ? Ah bon, pas tout le monde… Qui alors n’a pas ri… » Le questionner et l’écouter, c’est important, et après, vous avez le droit et même le devoir de lui dire ce que vous en pensez.

Parce que si vous avez des scrupules à transmettre vos valeurs à vos enfants, sachez que les youtubeurs et les animateurs télé, eux, n’en ont aucun à transmettre les leurs !

2- En 2ème prévention lointaine, prendre l’habitude de se parler… et donc surtout, surtout de s’écouter.

Ça veut dire avoir du temps. Parce que quand on jongle entre le boulot, les lessives, le bricolage, les engagements, le téléphone, il y a peu de disponibilité. La relation a besoin de temps et de silence. De pause. Sans téléphone, sans musique, sans ordi.

3. S’intéresser à ce que vivent nos enfants… même dans un cadre entre enfants


Parce que « les histoires de cour de récré » sont les apprentissages de la vie en société. Laisser des enfants « se débrouiller tout seuls », c’est laisser régner la loi du plus fort.

Jean-Marie Petitclerc qui a longtemps été éducateur de rue affirme qu’il n’y a pas de confiance sans affectif et pas d’éducation sans confiance. Or la confiance se construit en passant du temps ensemble.

A nous parents, ou éducateurs qui avons un lien affectif avec les enfants, de transmettre nos valeurs. (ce qui ne veut pas dire agir à leur place !)

Au final :

  • Écouter s’apprend ! Cf le CLER Amour et Famille www.cler.net

  • Les P'tites Conférences Gourmandes des Parents de plusbellemavie.fr : pour réfléchir, prendre du recul et améliorer notre relation en famille.

  • Quand une difficulté devient un "disque rayé", faire un 180 degré et aborder le problème différemment avec la thérapie brève. Prenons RV ! Tel 06.27.34.98.33

0 vue

 Karine Triot Tel. 06.27.34.98.33

ktriot@free.fr

  • Facebook App Icon