• Karine Triot ktriot@free

Confinement Corona : avec la Communication Non-Violente, authenticité et liberté


« La violence, quelle que soit sa forme est une expression tragique de nos besoins insatisfaits. »


Telle est la valeur profonde de Marshall B. Rosenberg, psychologue clinicien.


Pour lui, la Communication Non-Violente est un art de vivre : avec soi-même ET avec les autres.

Vaste programme ! … et aussi peut être une piste sérieuse pour vivre le mieux possible notre période de confinement au Coronavirus.


Explications :

Depuis son enfance, Marshall B. Rosenberg a cherché une réponse à deux questions fondamentales :


  • Si nous, les êtres humains, aimons tellement prendre soin les uns des autres, pourquoi certaines personnes génèrent-elles tant de violence et de souffrance dans leurs interactions, même avec ceux qu’elles aiment ?

Ça ne vous parle pas ? Quel parent aimant tendrement ses enfants ne s’est pas vu au moins une fois dans la vie familiale leur hurler des horreurs, avoir une envie irrationnelle de les passer par la fenêtre… et le leur dire ? Quel homme, quelle femme, ayant pourtant choisi son conjoint, n’a jamais balancé une pique bien ciblée et bien douloureuse ?


  • Inversement, comment cela se fait-il que des personnes parviennent à rester bienveillantes, même dans des circonstances horribles et violentes ?

Comment ne pas être admiratif de l’attitude pacifique d’un Nelson Mandela emprisonné 27 ans 6 mois et 6 jours à cause de son combat pour l’égalité des droits. A sa libération, point de vengeance, mais un projet de pacification pour la population d’Afrique du Sud !


C’est à partir des réponses qu’il trouva à ces deux questions que Marshall Rosenberg développa la Communication Non Violente, une autre façon de penser, de s’exprimer et d’exercer son pouvoir, qui se différencie nettement de nos reflexes naturels.


L’intention de la CNV est de créer une qualité de relation avec soi-même et avec les autres. C’est-à-dire satisfaire les besoins fondamentaux de chacun de manière harmonieuse et pacifique.


Concrètement, appliquer la CNV passe par :

  • Être davantage conscient de nos perceptions

  • Accueillir et gérer nos émotions

  • Se relier à nos besoins et nos motivations

Elle permet de décoder dans les messages des autres ce qu’ils veulent vraiment dire derrière des propos ou des comportements qui nous dérangent au premier abord.


Processus :

  1. Observer une situation

  2. Reconnaître ses émotions / ses sentiments Les relier à un besoin fondamental non-satisfait

  3. Exprimer une demande (à soi ou à un autre) présente, concrète, positive, réalisable et négociable (possibilité d’un non).


Exemple : Epidémie de Corona, confinement en famille


  • Observer une situation avec neutralité et objectivité :

Nous sommes confinés et mes enfants ne sont pas sortis depuis 6 jours. Ils se chamaillent et se cherchent. Tout est prétexte à dispute.


  • Reconnaître ses émotions / ses sentiments et les relier à un besoin fondamental non-satisfait

En tant que Maman, je me sens démunie. Je ne sais pas comment les aider à mieux vivre cette période. J’aurais besoin de collaboration.

Et eux ?

L’un se sent nerveux et aurait besoin de défoulement.

L’autre se sent frustré et aurait besoin d’espace pour soi.

Le 3ème se sent désespéré et aurait besoin de d’amitié.


  • Quelles demandes exprimer ? Il y en a plusieurs possible, notre créativité est sans limite !

Pour la Maman : Impliquer la famille pour trouver des idées pour se faciliter la vie ensemble : on fait une liste sans commenter et on met en place des règles de vies acceptées par tous ; appeler des amis pour prendre les leurs ; demander aux grand-parents de faire un jeu ou certains devoirs à distance, etc.

Pour l’enfant N°1 : Trouver avec lui un projet qui l’occupe (repeindre une porte, ranger le garage, faire les vitres…) ; le laisser faire un jogging et une course en rentrant ; faire du vélo elliptique ou des séries de pompes avec challenge à la clé.

Pour l’enfant N°2 : Mettre en place des règles de fonctionnement pour qu’il ait un espace d’intimité sans être dérangé pendant un temps donné : dans sa chambre s’il en a une ou dans une pièce précise (cuisine, salle de bain, terrasse…)

Pour l’enfant N°3 : Téléphoner à des amis ; ou écrire un mail ; ou carrément une lettre ; ou encore faire un jeu par skype, etc.


Une demande peut être impossible à réaliser ou ne pas être acceptée par la personne à qui on la fait, c’est pourquoi on peut se replier sur un plan B.


Si le Plan A ne fonctionne pas… il y a encore 25 lettres dans l’alphabet !


Bon courage !

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 Karine Triot Tel. 06.27.34.98.33

ktriot@free.fr

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